SUR LE PONT, Montreur d'ombres, un poème

                            
Ouvrages en cours

                               

Silence inachevé surpris à fond d’oreille
seconde – ou froissement du sang qui va son tour
L’ordinaire du temps semble offrir comme avance
d’une élucidation l’éraillé chuchotis
En deçà du nommable on croirait qu’il désire
se répéter en mieux, par boucle s’énoncer
On s’en tient à l’écoute, aucun après ne hâte
le moindre mouvement. Dans la pièce entrouverte,
le jour plus bas glisse un parfum que l’on ne sait
identifier.  L’air s’en affine et l’ombre allonge
comme des doigts les avant-pointes de la nuit, 
ces rais qu’inversera le suivant crépuscule.



APRÈS LA PÊCHE, Poèmes



Le soir, à son dernier soleil,
se jure de le retenir

La nuit aboie, rêve de chiens
que dormir tourne à son usage

Une aube éreintée de discours
voudrait qu’éternité se fasse

Le vent, ductile souverain,
persiste dans ses plurilogues

Le temps déploie les éléments
– est-ce rigueur, serait-ce grâce ? –,

vaquant aux retours et aux cesses.


Cl.G.S.  


 

APRÈS LA PÊC HE, Notes sur l'écriture


            On écrit mal sans innocence et sans ruse.

                   Cl.G.S.



APRÈS LA PÊCHE, Notules


     Le penchant suppose tout à la fois du semblable et du distinct, leur tension attirante.

      Cl.G.S