AUX VENTS DE L'IODE, Bourdieu Pierre



Je préfère me débarrasser des faux enchantements pour m’émerveiller des vrais miracles. 


D'AUTRES BORDS, Supervielle Jules

                               

Encore frissonnant

Sous la peau des ténèbres,
Tous les matins je dois
Recomposer un homme
Avec tout ce mélange
De mes jours précédents
Et le peu qui me reste
De mes jours à venir.
Me voici tout entier,
je vais vers la fenêtre.
Lumière de ce jour,
je viens du fond des temps,
Respecte avec douceur
Mes minutes obscures,
Épargne encore un peu
Ce que j'ai de nocturne,
D'étoilé en dedans
Et de prêt à mourir
Sous le soleil montant
Qui ne sait que grandir.

Jules SUPERVIELLE
La fable du monde
                                (Gallimard, 1938)

                                Article de Robert Paul sur le recueil, dans son blog in Arts et lettres




AUX VENTS DE L'IODE, Littérature & Arts, Baricco Alessandro


      
         Les œuvres d’art ne se font pas. Elles adviennent.

            (L’Âme de Hegel et les vaches du Wisconsin)