WATER
As in a country cottage where the spring
is a long walk from the back door
the old bachelor carefully uses every drop
of water and reuses it until nearly black
to put off going back for more
so the city dweller washes himself all winter
in sea breezes he drew from the shore
to his house the summer before
until finally there’s only a certain tree
wind washed in the basin of his memory.
L’EAU
Comme dans une maison de campagne dont la source
est très éloignée de la cuisine
le vieux célibataire utilise avec soin chaque goutte
d’eau et la réutilise jusqu’à la noircir presque
pour repousser le moment d’y retourner,
ainsi le citadin se lave-t-il tout l’hiver
dans les embruns du bord de mer
rapportés chez lui l’été dernier
jusqu’à ce qu’il n’y ait finalement plus qu’un arbre
lavé par le vent dans l’évier de sa mémoire.
Trad.
St. Guérin
Interweavings –Entrecroisements
1978-1988
( Granville House Press, 1988)
Liens : voir sous le poème de Hogan publié dans ce blog le 15/9/2018