D'AUTRES BORDS, Poupineau Marius


Écumes 

Ta robe solitaire au taffetas froissé
Conséquence à coup sûr d’un mât providentiel
Car le lait de l’étoile, une épure du ciel
Coule parmi les poils de la toison boisée

Des gambas émergées ont englué le miel
Mais tôt refermé l’arche et l’alliance choisies
La charpente vernie a fondu dans le fiel
Le bec à midi vingt d’avoir bu l’ambroisie 

Je contemple mes mots, sur le mur, sans visage
Près du corps tien, sur un lit, mais seul, j’ai l’image
D’alcooliques échasses et du temps dépassé

Des abeilles s’accouplent dans le colombage
Près de la penderie où sommeille sans âge
La robe solitaire au taffetas froissé


Marius Poupineau
Urbanités

Remerciements à Poésie, Poésie française et mondiale d’hier et d’aujourd’hui 


AUX VENTS DE L'IODE, Littérature & Arts, Kafka Franz


Quand on écrit on est seul, non pas comme un homme est seul mais comme un homme est mort.


AUX VENTS DE L'IODE, Landers Ann


    On n’a jamais autant besoin de vacances que lorsqu’on en revient.


EN CALE, Mélaniques (Æncrage)

Ouvrages en attente d’édition
                    
                                    


LIMITE                                        

À sinuer vers les abords s’annonce
Paradoxal un heureux contre-effet
Profil concave inattendu bienfait
Choix successifs où du meilleur s’énonce

Ligne obtenue qui va lissant la forme
L’entretissant du dedans par essais
Cela s’accroît de son mystère et c’est
La vie reçue qu’aucun exploit ne nomme

Plus d’indistinct     Le singulier devient
Le plus fragile et plus précieux des biens
À cet infime un infini s’accorde

L’insignifiant exauce le vieux vin
À le dissoudre on peut vaquer en vain
Par sa limite aussi bien il déborde.     
                                     

                                      
                                  (Dans le livre Æncrage du recueil)