D'AUTRES BORDS, Potterez Harry

Tagueuse éphémère

D'AUTRES BORDS, Orléans (d') Charles


                                  

                                    DEUX RONDEAUX



Rondeau LXXII


Quant commanceray a voler,
Et sur elles* me sentiray, (ailes)
En si grant aise je seray,
Que j’ay doubte de m’essorer*. (prendre mon essor, m’élancer)

Beau crier aura* et leurrer, (verbe impersonnel)
Chemin de Plaisant Vent tendray,
Quant commanceray a voler,
Et sur elles me sentiray.

La mue m’a fallu garder
Par long temps ; plus ne le feray,
Puis que* doulx temps et cler verray ; (Puisque)
On le me devra pardonner,
Quant commanceray a voler.



Rondeau LXXIII

Je congnois assez telz debas
Que l’ueil et le cueur ont entre eulx.
L’un dit : Nous serons amoureux,
L’autre dit : Je ne le vueil pas.

Raison s’en rit, disant tout bas :
Escoutez moi ces malleureux !
Je congnois asez telz debas
Que l’ueil et le cueur ont entre eulx.

Lors m’en vois, plus tost que le pas*, (Je m’en avise aussitôt)
Et les tanse* si bien tous deux (les tance)
Que je les laisse treshonteux,
Maintesfois ainsi me combas ;
Je congnois assez telz debas.



Charles d’Orléans


Liens suggérés : se reporter au bas de la page des Rondeaux de Charles d’Orléans mise en ligne le 29 mars 2019.



AUX VENTS DE L'IODE, Littérature & Arts, Hugo Victor


         L’encre, cette noirceur d’où sort une lumière. 


AUX VENTS DE L'IODE, Joubert Joseph



   On est souvent dédommagé de ce qu’on cherche sans le trouver
   par ce qu’on trouve sans le chercher.