D'AUTRES BORDS, Supervielle Jules

                            

C’est vous quand…       

C'est vous quand vous êtes partie,

L'air peu à peu qui se referme

Mais toujours prêt à se rouvrir       
Dans sa tremblante cicatrice                         
Et c'est mon âme à contre-jour              
Si profondément étourdie

De ce brusque manque d'amour           

Qu'elle n'en trouve plus sa forme  
Entre la douleur et l'oubli.              
Et c'est mon cœur mal protégé             
Par un peu de chair et tant d'ombre      
Qui se fait au goût de la tombe             
Dans ce rien de jour étouffé          
Tombant des autres, goutte à goutte,    
Miel secret de ce qui n'est plus             
Qu'un peu de rêve révolu.

                        .

Jules Supervielle

La Fable du monde (1938, NRF)                                                    

 

https://www.eternels-eclairs.fr/biographie-jules-supervielle.php

 

AUX VENTS DE L'IODE, Littérature & Arts, Hemingway Ernest

 

« Qu’il aille d’abord se faire pendre, ça lui fera déjà une histoire à raconter. »

 (Conseil demandé par un jeune écrivain) 

 

AUX VENTS DE L'IODE, Vinci (de) Léonard

 

                   Ne pas prévoir, c’est déjà gémir.