D'AUTRES BORDS, Hubin Christian


Au fond de la nuit
où dort le souffleur,
où de salle en salle une main
ferme les trappes, les circuits.

Rien ne nous appartient
de ces mots, ces images
où nous nous ressemblons.

Très vieille, effacée par endroits
une lettre circule
au fond de tout sommeil.

Ce qu’il y est dit
ce qu’il y est tu

chantent
indistincts.



L’Enracinée (1970-72)
Ed. Sud, 1983


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire