APRÈS LA PÊCHE, Poèmes

                       

De la côte

 

Les sourds assauts de la mer ameutée

par le granit anguleux éconduits,

et le grand sable évasif où crassinent

des retombées prises dans la rumeur.

Tout est donné, ne pas chercher  le sens.

Présent juché tanguant sur son étrave,

on le dit loin quand il redouble en nous

de ses retraits lumineux, fine offrande.

Vêtu d’embruns tissés,  vertigineu-

sement décrit en lignes qui le manquent,

un autrement, non un ailleurs, se voit

pour peu que l’œil-aux-visées se renonce.

 

Cl.G.S.  

 

 

2 commentaires:

  1. Vêtu d’embruns tissés******
    Mais tout est beau. Et je viens d'apprendre un joli mot : le verbe crassiner

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  2. Bonjour Colette. Oui, crassiner, qui comme crachiner est au fond un verbe-valise. Très normand ! Je vous réponds ce matin sur fond de crassin si insistant qu'il en devient berceur...

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