APRÈS LA PÊCHE, Notes sur l'écriture


Les poèmes longs ne s’avantagent guère, en course avec nouvelles et romans. Le poème touche de si près à l’absolu de la langue qu’il obtient comme d’emblée, en peu de mots et de tours, ce qu’un récit ne réussit qu’au fil des pages. S’attarder à ces pics de qualité risquerait de les amoindrir en plateaux ou en plaines. Supériorité des recueils, lesquels, alliances d’intermittence et de continuité, peuvent s’étendre aussi loin que le veulent ou le peuvent les poètes – du moment que leurs pièces ne s’excèdent pas, même si des liens intimes les unissent entre elles en les relançant les unes dans les autres. 


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