Ouvrages édités
AIR DU POÈME
L’aération qui de soi-même espace
Le pointillé non désuni des mots
Passe aussi bien les blancs de place en place
Sans s’arrêter à l’excès au défaut
Passe à l’envi celui qui la ressasse
D’une main gourde entre accès et repos
Et sinuant déjouant les menaces
Ouvre des ciels parmi creux et ressauts
Par les minceurs et par les échancrures
Comme elle est libre avec les liaisons
Et se jouant des feintes et tournures
Inaccessible aux réseaux des raisons
Car affranchie de leurs combinaisons
lointain retrait respirant long murmure.
(Dans le livre Æncrage du recueil)
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