SUR LE PONT, Montreur d'ombres, un poème

 

Ouvrages en cours

                               

Cela, qui nous venait d’un même mouvement,

avance et se retrait, atermoie, biaise en fuite

pour hanter derechef les parages du bout

d’une langue éperdue de l’avoir sans savoir

en toute intelligence et pure communion

le dire enfin, le savourer à même lui

et nul autre pareil, lui seul sur les papilles

– Puis enfin le voilà, souverain des veillées

parmi l’évasement d’une pensée en songe

Présent dont le retard aux cendres s’est remis,

il offre en son infime part celle du monde

et le monde dans lui semble restitué.

 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire