SUR LE PONT, Montreur d'ombres, un poème

                 

Chez les chasseurs de noms qu’à leur insu harcèle,

pour un délit de possession démesuré,

l’ombre d’effacement du rétif ou du vague,

parfois un disruptif à brûler pour un moindre

rachète seul l’ensemble au prix de s’épuiser

et va, enfin servi d’utiles déceptions,

apposer son profil à celui flou des choses,

tandis que d’un troupeau la chiche féerie

torpidement se fond dans des ravins de bribes

Le poème jamais  n’entrouvre d’aporie,

mais que l’ose une bouche et la vie s’y respecte,

démunie relancée pantelante des traces.

 

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