Le fond de l’air
Halte à la poésie
je ne pourrai bientôt plus dormir
avec ces grappes de mots qui s’organisent en vers
et ces autres qui surgissent
et me demandent leur reste
l’air décidément
est bien trop plein de phrases latentes
qui se mélangent aux paroles gelées
même avec les deux narines
vous ne filtrez que le vent
ainsi je vais de strophe en strophe
traçant les vers comme des sillons
mesurant la distance
j’aimerais bien dormir
mais je repars vers l’aube avec ma main ardente
Jacques Rancourt
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