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JOURNAL DE LA BRÛLANTE
Ce fut alors et là qu’il me mit à plaisir
Ses mains ici et là entre cheveux et plantes
Boutaient un feu que nul depuis n’a su guérir
Hormis lui de sa voie imprévisible et lente
De ses dix doigts puis du onzième en long désir
Il creusait à l’envi mes cours de sa descente
C’était vertigineux de ne jamais tarir
Maigre et nue son surcroît me rendait opulente
Ma bouche inapaisée que la sienne baisa
Mendiait le seul soleil dont il me tamisa
Dont il couvrait mon ombre avant l’or des ruées
Passant de vide en crue aux rires nos éclats
Par mes cris rehaussant nos successifs replats
J’attisais son ardeur en moi évoluée.
(Dans le livre Le Souvenir avant-coureur du recueil)
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