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UN PEU SUR LE CÔTÉ SANS PLUS
Les maisons désertées du plat-bord de la route
Ne font de l’auto-stop que pour passer le temps
Mais le temps se lassant les délaisse et n’attend
Plus de soupir de freins dans le serré des doutes
De profil au volant les visages sans doute
Si près du parallèle attardement pourtant
N’ont d’yeux que pour l’ailleurs dont va se répétant
La fable des reports qui sans fin les envoûte
Quelquefois détourné de son ruban magique
Un de ces voyageurs embrassant les mutiques
Murs et cela qui bée sans dedans ni dehors
En retour ouvrira de son cœur la persienne
À cette dérision si ce n’est à la sienne
Propre – au nom de la joie fleurie sur tous les sorts.
(Dans le livre Mires du recueil)
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