Ouvrages édités
Ni la joie ni l’amour, l’enfant qui trotte à
cloche-pied,
le soleil esclaffé, ni la
peine discernante,
un arbre tors offert à la
pause des vents,
la réconciliation des durs,
un cruel qui renonce
et se tait puis de bonté
s’enchante, ni le pas élastique
d’un chaton enhardi, le
parfum de la belle rapide,
ni le chant, le silence, la
voix reconnue tard,
basse disant du temps indéfini
qu’il s’ouvre,
personne, rien ne pourra
empêcher
l’adhésive, obstinée,
captieuse mélancolie
La mélancolie remonte les
éclats
de rire, se faufile aux
passes limpides,
saumon de crépuscule, guêpe
en séduisant deuil
dont le dard est si doux aux
âmes démunies
Mais qui sait la subir
jusqu’à perte de charme
en vient à désamorcer les
chagrins liturgiques
qu’elle offre exquisement de
l’autre côté du jour
Et, lui renvoyant son nom en cadeau
d’adieu ferme,
il étreint du présent la
beauté fragile
en besoin d’une tendresse aux
lumineux reflets.
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