1 L’examen même ponctuel de l’écriture au moyen de l’écriture manque par définition, étant lui-même écriture, la totalité, voire l’essence de celle-ci.
2 Pourtant, dès lors que l'on écrit en réponse à une nécessité assez paisible, le champ latéral de conscience non investi par la pratique permet d’observer des aspects de celle-ci dans le temps même de son exercice, de les noter ensuite et, du même mouvement, de continuer à réfléchir à ce qu’est l’écriture en acte, abordée en quelque sorte « de profil ».
3 Sans ce « dégagement » facilitateur de points de vue, mes Notes sur l’écriture n’auraient pas lieu d’être.
Si un jour elles étaient rassemblées sous un titre, celui-ci serait Latérale écriture.
4 Discontinues, concomitantes de l’exercice ou en différé fidèle, redevables d’un effort d’analyse ou de la sensibilité du moment, elles n’ambitionnent pas de construire on ne sait quelle somme impossible.
5 Elles sont simplement, par touches et retouches, des prises de repères préparatoires aux points que toute navigation suppose par intervalle et qui la scandent.
6 Aussi, au moins autant, des propositions avancées vers le regard d’un autrui pluriel et chaque fois singulier, c’est-à-dire de toi-même, Lecteur, posé à travers elles comme possible porteur d’éclairage.
Cl.G.S.
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