APRÈS LA PÊCHE, Poèmes


Le harnais ôté, accroché au mur,
Les coups de sabot sur le sol font corps.
                          Le tressaillement d’un seul point de peau 
                          fait penser que rien n’y est jamais lisse.
                          Échine serrée, nerveuse encolure.
                          Les cornets à sons ressassent les mouches,
                          nuage accouru aux relents sués,
                          et la queue balaie l’ombre du moment. 
                          Grande tête osseuse à peau de satin. 
                          Un cheval d'usage – usé de toujours.

                              ( Bestiaire ?)

Cl.G. S.


2 commentaires:

  1. Le cheval, chez la grand-mère qui m'a élevé, s'appelait Turco. J'aimais le regarder travailler et le plaignait lorsqu'il fallait rentrer les charrettes de foin chargées jusqu'au risque de déséquilibre. Il devait se lancer à pleine vitesse pour monter la petite pente qui conduisait à la grange où serait entassé le fourrage, pour partie son repas d'hiver. Merci de me rappeler cette brave bête.

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  2. À Turco donc, que j'imagine au paradis des foins... Merci Éric.

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