Aucun
écrivain, si reconnu soit-il, ne deviendra jamais indiscutable : tout lecteur
garde un droit aux réserves, au différend, à la suggestion modificatrice,
serait-elle soliloquante. Cela croît
avec l’ampleur de l’oeuvre, dont la continuité ne favorise pas toujours de bout
en bout l’achèvement. Cela fait partie constitutive du dialogue
écriture-lecteur suscité par la fréquentation des pages. Cela rencontre aussi
sa limite, et celle-ci est posée par l’excellence du style, qui passe le fond
comme la forme, sorte d’accent ou de regard au nom duquel et en fidélité à quoi
les critiques trouvent à la fois leur raison d’être et leur déraison de
juger.
Cl.G.S.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire