APRÈS LA PÊCHE, Poèmes

                             

Ordinaire de fin de jour,

la nuit à l’horizon grisé,

             mais le matin des indociles

                        prêt à bleuir sans plus attendre

 

Dans l’air suspendu, ce qui reste

est d’une femme le genou

glissé dans la fente indécise

du vent requis pour que l’air danse

quand elle a tondu le jardin

 

(Une lumière se rasait

avec des cambrures de faon

tressaillant dans les entre-deux)

 

– Elle assemblait de son regard

les particules de l’instant

et l’instant passait les secondes.

 

 

Cl.G.S.

  

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