APRÈS LA PÊCHE, Poèmes


                                   

La chasse n’est pas loin, qui enveloppe et tourne,
patiente, se reprend, s’engouffre
de battues en pistage et scrutation, ruées

On entend des deux coups les tirs asymétriques
pousser l’air dans ses fonds,
chapelets indicibles

et toujours menace l’entredeux

Un départ mais voilé mais éperdu mais fuite
fuse sinue se rase et de biais bondissant
crochette les rafales,
tente des changes sous le vent, aux coulées de broussaille
sans dam des plombs prévus de cabrioles,
de touffes de fourrure
jusqu’au cadavre clos saisi dans un sillon

Ô longs chiens clabaudants silencieux de retour, bavant
une allégeance doucereuse

Ô les porteurs de feux découpés dérisoires
dans leur joie qui s’aiguise aux plaines de récris

Ô pages de l’immense entregouttées de sang.


Cl.G.S.  



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