BIVOUAC
Pour nous trouver nous écartions des
signes
Lésant parfois tel qui s’en éclairait
Puis fûmes seuls dans la même forêt
– Dans les forêts le ciel bleu se résigne
À tes grands yeux je vis qu’il demeurait
Lisant les miens tu surpris de ces lignes
Que par les tiens tu avais rendues dignes
D’un amour neuf sorti de ses arrêts
Je te jonchai dans de calmes clairières
De soleils tus à l’ombre des sentiers
Moitié plaisir et tourment pour moitié
Prenaient essor aux griseries ramières
Puis déclinant aggravaient les premières
Raisons de fuir et de s’offrir entiers.
(Dans le livre L’Impromise du recueil)
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