Écrire évolue entre les deux extrêmes de l’expression
que sont l’explicitation et la concision maximales. Deux tentations éventuelles
aussi. Or ni la parole-fleuve, ni le laconisme adossé au silence –à la limite,
la logorrhée, le mutisme- ne tiennent, l’une par essoufflement, l’autre par
asphyxie, dans le langage. Démarqué par identité de l’une et de l’autre,
l’écrivain (littéraire ou non) se choisit une orientation, une tendance, ce qui
déjà en soi constitue une acceptation du relatif sous les espèces d’un
entre-deux inévitable et assumé.
Cl.G.S.
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