FONDÉ MINCE
Ni unisson ni
tout démantelé
dans l’œil
surpris par le réel
Un doute
alterne des versants,
qui se
maintient à part,
plateau un
moment jalousé
Il serait
confortable au fond, à tous étages,
de supposer
sous couverture rassemblée
la turbulence
des multiples
Or non, cela ne
mène à nulle pharamineuse
formule, clef,
vision, saisie dans l’immense ou l’infime
du nombre et
son grésillement
Si déjà
l’allure pointait
vers ce que le
cœur suppose à défaut de présage,
ce centon frêle
aux coutures d’aspérités
et la profusion
contenue, dont il vibre !
*
MATIN, VENT
À peine le
portail grince-t-il que déjà,
avant de passer
une jambe dans l’ouverture,
un élan
jusqu’ici contenu s’engouffre,
feulant son
cumul de réclamations
Or répondre à
l’appel d’air fait-il répondre à l’air
autrement que
par halètements satisfaits ?
Ce qu’on
voudrait au fond du fond, c’est parcourir,
sans premier
aperçu ni police de mystère,
un seul de ces
étages en branle sur le point
de lancer son
escalier de bribes
– ah,
muet une fois encore,
ballant contre
des foulées vagues et le flanc d’un chien.
Ce recueil vient de paraître aux Éditions Unicité, directeur François
Mocaër
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