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L’INÉTEINT
On a perdu les clefs nues d’une nuit
Close à bas bruit confinant la Présence
Mais le choix reste à qui toujours balance
D’ouvrir les yeux d’un regard non enfui
Tendre aussi bien les mains de la patience
Que le temps vienne où passant de l’ennui
À son matin quelque bel aujourd’hui
Veuille y camper sans ombre de défiance
Croire un peu mieux au plus régnant Soleil
Sur tous les feux et prétendus éveils
En appeler s’en remettre à sa Gloire
Si floue soit-elle et d’apparence ailleurs
Fleuve-brasier brûlant l’épais de moires
Pour assister les empannés veilleurs.
(Dans le livre Soli du recueil)
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