Brevita de 150 mots
Les QQC
Il
les désigne ainsi. Elles le nient en tant que différent de ses vis-à-vis. Assénées, susurrées, pauvrement
phatiques, toutes attendent un retour programmé. En famille déjà, ensuite à
l’école, ailleurs aussi… Lampes de commissaire, sirènes entêtantes, fausses
ouvertures : il a appris à s’en défendre. Mutisme d’embarras de mieux en
mieux joué. Esquives aussi, dosées selon la pression d’en face. Mais ce rapport
de forces vide la relation. Il le rend triste. On le tient pour bête et
sournois.
…Il
a rencontré la jeune fille à dix-sept ans. Elle ne lui a rien imposé. Ils ont
parlé. Libres. C’était si bon. Ils se sont souvent revus et l’attachement est
né, puis l’amour, qui les rend heureux.
Un
jour, à demi-mots tendres, elle s’ouvre à lui de ce désir : savoir
pourquoi il l’aime. Il la regarde, longuement.
—
…C’est qu’avec toi, pas de QQC…
—
… ?
—
Pas de questions qui coincent…
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