LEVANTINO
Ayant
annoncé la montagne à voir
Tu
nous as conduits aux genoux des pentes
Nous
laissant poursuivre en abrupt savoir
Visiteurs
épris de la menée lente
Si par
amitié les chemins serpentent
Au gré
des vergers perchés sur le soir
Se
fourvoie la mort quand même elle attente
Insidieusement
au joyeux surseoir
Se
renoue la vie la sage et la folle
Et
l’oiseau rétif que rien ne désole
Vole
à décevoir les hivers promis
Un
verre à la main les yeux dans l’espace
Sur la
paume à feu que tend la terrasse
Nous
buvons au vent d’un ciel insoumis.
(Dans le livre Vocants du
recueil)
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