Le Silence
Au
café, nos échanges allaient bon train entre fronts pensifs, sourires,
rires allumés. Mais nous ne fûmes bientôt que trois à bavarder, Laurent
devenant discret jusqu’à se taire. C’était la première fois. Il répondit à
notre étonnement par un simple geste d’encouragement à poursuivre. Ce que nous
fîmes sous son regard amical. Quand vint l’addition, « Cétait bien »,
déclara-t-il. Nouvel étonnement. « Le silence », précisa-t-il. « Ce
silence entre vos mots, qui prolonge les précédents et prépare ceux à
venir. » Nous le savions d’écoute très subtile... Il nous apprendrait
toujours à découvrir du merveilleux dans le banal.
Mais oui, il a tout compris, Laurent ***********
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