Si
les ombres sur le chemin
Si les tristesses n'étaient rien
Que mirages mirages sur le sel
De nos larmes
Si les tristesses n'étaient rien
Que mirages mirages sur le sel
De nos larmes
Le bleu des lointains me transperce
Et tout le bleu du vent
Et jusqu'à l'âme
Le bleu cavalier de la mort
Je m'arrête parfois sous un mot
Précaire abri à ma voix qui tremble
Et qui lutte contre le sable
Mais où est ma demeure
O villages de vent
Ainsi de mot en mot je passe
A l'éternel silence
A la fin de la traversée
M'attend la souveraine saison
Sous ma tête
Le sable chaud du long sommeil
Une pelisse d'étoiles
Sur mon ombre humaine
Plus avant plus avant
Vers les terres extrêmes
Où il n'y a ni routes ni refuges
Rien que les plis laissés par le dernier repos
Du vent
Vers les terres extrêmes
Où il n'y a ni routes ni refuges
Rien que les plis laissés par le dernier repos
Du vent
Ce là-bas
Ce chant cette aube
Cet envol de ramiers
Cet horizon comme un jardin
Qui repose dans la lumière
Et les aromates
Anne
Perrier
La
Voie nomade I
(Genève, La
Dogana, 1986
et editions ultérieures)
C'est très beau, merci pour ce partage !
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