MAIS
S’EN TENIR À MIEUX
Comme un adolescent qui n’a pas vu son âge
S’immiscer nuit à nuit à travers et à tort
Découvre un clair matin la vieillesse à
son bord
Ainsi
peut-on se voir aux trois quarts du voyage
Sur ses mains et son front lire enfin hors
de pages
De ces lignes de vie dont le texte est la
mort
Puis congédiant tout bas des boniments
d’accord
Se répéter — Tenir modifie l’échouage
Tenir non détenir à fond de dérision
Ce qui s’évanouit toujours dès qu’on le
touche
Ni contenir la houle insidieuse et
farouche
Ni connaissant déjà leur vide dans sa
bouche
Retenir de ces caps brouillés
d’entrevision
Mais s’en tenir à mieux qu’ajourner l’art
des mouches. »
(Dans le livre Mires du recueil)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire