L’écriture
ne fait pas que jaillir. Des poussées souveraines causent parfois son
irruption, certes. Mais aussi elle se traîne et claudique, ose et craint,
stagne, bravement repart, se ravise, se reprend, est saisie de doutes,
s’aveugle, va renoncer, un mot la relance, plusieurs la sauvent, elle
aboutit enfin tout en restant modeste – à l’image de qui de son mieux la
conduit, l’égare parfois, la recherche, l’appelle, plus loin la retrouve, la
suit, l’achemine : gauchement, tenacement, humainement humain.
Cl.G. S.
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