APRÈS LA PÊCHE, Poèmes


                                      

DEUX NUITS


La pluie ondoie le ciel avaricieusement,
l’éclabousse à dos de vents déboussolés

Les étoiles se crampent
de retenir la draperie macérée des nuages

On devine parfois un rai de lune
au percement de gifles
en avant-clair de l’embellie
qui ne changera rien au temps,
viatique de toujours étirant l’insomniaque

– jamais rien à son faux, usurpé reliquaire.

                                                              *

Si des temps révolus sans s’annoncer reviennent,
c’est qu’ils auront drossé vers le mauvais dormeur  
un relais sous-jacent aux flottants souvenirs,
ces afflux dont le jour avait pourtant mené 
le paisible efflanquage aux bons soins des amers

Vers l’aube, le plafond s’étant longtemps dédit 
de quelque maléfice, à la fin se départ 
de sa lie le limon dosé selon le cœur

Puis voici le matin qui intime où se rendre. 


Cl.G.S. 



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