Laisse donc
Tais-toi un peu
maintenant que ta bouche
parle autrement
qu’en provenance
du rebord en
aplomb de la tête
C’est ça, sans peur du vide et sans reproche
– et ce parlant,
de ton silence
ouvre l’énonciation
Tu vas pouvoir même
cesser d’émettre
dès lors que l'assurance te viendra
Et même fausser présence aux grandes crues de rien
(chacune se
dissout de soi, tu verras),
suspendu dans
ton for intuitif et laissant
à leur
balancement de silhouettes d’air
les passants, les fleurs bleues qui chardonnent.
Cl.G. S.
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