APRÈS LA PÊCHE, Poèmes


                                   


Laisse donc



Tais-toi un peu maintenant que ta bouche
parle autrement qu’en provenance
du rebord en aplomb de la tête

C’est ça, sans peur du vide et sans reproche
– et ce parlant, de ton silence
ouvre l’énonciation

Tu vas pouvoir même cesser d’émettre
dès lors que l'assurance te viendra

Et même fausser présence aux grandes crues de rien
(chacune se dissout de soi, tu verras),

suspendu dans ton for intuitif et laissant
à leur balancement de silhouettes d’air

les passants, les fleurs bleues qui chardonnent.



                               Cl.G. S.
 






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire