EN CALE, Mélaniques (Soli)


Ouvrages en attente d’édition

                                           

BLASON
                                                        
Buissonnant d’épineux poèmes
Dans l’ensablement des taris
Tout bas s’efforce a fortiori
Vainement vers un neuf emblème

Un qui d’abord avait souri
Des assauts d’une encre à dilemmes
Disant  —Tenir seul si l’on aime
N’est pas si hasardeux pari » 

Depuis son ombre sentinelle
D’arbustifs mots tirant de l’aile
L’assigne et le tient languissant

Et sous un ciel qui appareille
Son cœur s’est creusé d’une oreille
Silencieuse et l’assourdissant.
                           
                      *

ARIA DE PRESQUE RIEN                                

Perçant les cérumens
Onde avant dans la tête
Loin d’un port où la fête
Entonnait les hymens

Aux trente-six Amen
D’une âme un peu pas prête
Un silence interprète
Vient jouer les sémens

Pour la suite on endure
Les faux ors qui trop durent
Les trompeurs matelas

Cloisons pauvreté chienne
Il était des persiennes
Zébrant cette fois-là.

                      *

PAS PIED DANS CES VERS                                                 
Retenu seul à son papier
Courtisant ce blanc qui s’avère
D’un gris sans contours persévère
Un tel en son neigeux guêpier 

Une ombre abattue à ses pieds
Va titubant de verre en verre
Ô murs murés par le sévère
Silence au retard à expier

Si parfois il se tourne et trompe
Vers la prophétie d’une bombe
Le démembrant rouge après vert

Plus souvent l’atterre et le plombe
Le tourment de qui perd ses vers
Violemment immobile estompe.




(Dans le livre Soli du recueil)





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