SUR LE PONT, Moyens du bord

Ouvrages en cours 
                                   



POUR MIEUX QU’UNE ÎLE

L’immensité n’étant  qu’une île
À la beauté répétitive
Sous le drapé des paysages
Comme il est morne et limité
Ce lieu par soi-même imité !

Jamais n’y mène ailleurs l’espace

Parfois un Autrement y cligne
On ne sait pourquoi ni comment
Mais pour le poignant de ses signes
Sa grâce d’être ou de ne pas
Si plausible et irrepérée
Il n’est pas de plus sûre offrande
Par-delà l’or de pauvreté
Que le pas franchi en secret
D’aventureuse plénitude

Ouverture du littoral !

Qu’un jour attendu y dessine
Les lignes qu’on ne sut tracer
Du  Pays qui la parachève 
Le cœur sera son immigré

Le cœur n’a besoin que d’un saut
Qui comble à jamais sa diastole
Passé le soin long des systoles
Pour battre enfin des chemins vrais

Un saut dont il pourrait mourir
Mais qu’il risquera pour mieux vivre
Et si des ombres le poursuivent
Quelque soleil inopiné
Le parera de sa lumière

Est le geôlier de sa prison
qui n’ose pas l’ardent parcours

Qui ne l’osera qu’en paroles
Parlera de fausse façon
Et sa prétentieuse leçon
Croulera dérisoire tour

Qui s’enhardit par vent de large
Sur la courbure de sa joie
N’en frôlera pas les contours
Aller lui suffit et le comble

Qui reçoit dans son cœur ce chant,
de sa bonté ce chant s’érige.





                                     

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