Que lire au front plissé d’un songeur
immobile,
sur l’entrelacs gauchi dont le
ténu s’accroche,
sinon l’ombre portée d’un présent riverain ?
Son regard est fixé sur l’âtre au ciel final,
nuages suspendus, centon, tapisserie,
tout un enlacement à l’épreuve des angles
lucides dont l’aigu s’est usé à saisir
Plus il se perd dans ce que l’heure essaie d’étendre
aussi loin que possible à l’envers de ses yeux,
plus va se précisant le degré de clarté,
entrelueur ou rai fendant le laps, veilleuse
qu’à son retour aucune nuit ne va confondre.
*
* *
Mouvement reconnu à son ampleur sans signe
comme une immensité non revenue de soi,
où va ce traversier d’une allure insoumise
Sauf à l’ailleurs élu qu’il ne précise pas ?
Sous les rumeurs mêlées, qui le cherche et le manque
le retrouve aussi bien par vertu d’ignorance,
glissé à son insu dans une soirée lasse
ou lui tirant un pan du manteau de sa hâte
Car il est rapporté que l’attente au minime
espoir sera comblée d’un trésor inouï,
danseuse entre les jours sans besoin de musique,
un joueur effacé lui marquant la cadence.
*
* *
Cette voix repérée à la seconde oreille
a plus de profondeur que les couloirs du vent
Ici et maintenant, serait-ce le réveil
d’une trame engourdie touchée par le printemps ?
On vibre au plus rentré des épaisseurs, le ciel
semble se ramener à un soupir, il glisse
comme se relayant par approximation
vers la présence qui l’atteste et s’en dégage,
furtive vers l’amont de pentes inversées
Ce poursuivi de fine écoute, s’il revient
de loin fera du trop longtemps répétitif
un éclaireur des liens renoués de mémoire.
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