Attente
Les
hirondelles du souvenir
Voyagent d’un doigt à l’autre
Et sur le bout du doigt
Le lézard vert de l’avenir
Mange les mouches du cœur.
Je donnerai cette pastille,
À la langue qui baisera l’ennui fidèle,
J’accepterai la main
Qui donnera des graines de soleil,
De lune, d’étoiles et de nuages
À mon perroquet vert.
Je crie :
À moi, à moi, à moi !
Mais je sais bien que ce n’est qu’un perroquet à l’œil vorace,
Car je n’appelle pas, ni moi, ni vous ni personne.
Sous le masque j’ai mis le vide.
Dans le vide j’ai mis les mille lettres de l’alphabet,
Cela fait un beau concert
Bien qu’il n’y ait personne.
Et pourtant j’attends, j’attends,
J’attends le zéro qui ne viendra jamais.
Voyagent d’un doigt à l’autre
Et sur le bout du doigt
Le lézard vert de l’avenir
Mange les mouches du cœur.
Je donnerai cette pastille,
À la langue qui baisera l’ennui fidèle,
J’accepterai la main
Qui donnera des graines de soleil,
De lune, d’étoiles et de nuages
À mon perroquet vert.
Je crie :
À moi, à moi, à moi !
Mais je sais bien que ce n’est qu’un perroquet à l’œil vorace,
Car je n’appelle pas, ni moi, ni vous ni personne.
Sous le masque j’ai mis le vide.
Dans le vide j’ai mis les mille lettres de l’alphabet,
Cela fait un beau concert
Bien qu’il n’y ait personne.
Et pourtant j’attends, j’attends,
J’attends le zéro qui ne viendra jamais.
Georges Ribemont-Dessaignes,
Frontières humaines (1929, Ed. du Carrefour)
Parmi d’autres études
utiles, on peut consulter, de Madame Anne-Marie Amiot,
Georges
Ribemont-Dessaignes : du nihilisme Dada au dithyrambe dionysiaque,
dans Noesis
https://journals.openedition.org/noesis/33
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