D'AUTRES BORDS, García Valdés Olvido



                                 

il vint, posa ses yeux, mille yeux
sur moi le temps d’un moment, puis
s’en alla, laissant deux des siens
à la place des miens, avec eux je regarde
des tiges de lis fleuries, des rosiers,
de vieux seringats odorants, un mûrier,
Tantquelacouleurdelaroseetdulis* nous nommons
le jardin, acacia pianiste de la brise.

*Premier vers d’un célèbre sonnet de Garcilaso de la Vega, poète espagnol du XVIe s., adressé sur le thème du Carpe diem à une jeune et belle dame.

Olvido García Valdés



Y todos estábamos vivos
(Et nous étions nous en vie)

                                 (2006, Tusquets Editores)
 Trad. Cl.G. S.




vino, posó sus ojos, mil ojos,
en mí por un momento, luego
se fue, dejó dos de los suyos
en lugar de los míos, con ellos miro
varas de azucena florecidas, rosales,
viejos celindos olorosos, un moral,
Entantoquederosayazucena llamamos
                                      al jardín, acacia pianista de la brisa.


                                    

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