PATIO
D’AIMÉE
La voix dans la maison s’espace
Circulaire et frôlant les murs
Du patio frais que la terrasse
Surplombe en bleu liseré sûr
L’oiseau se tait Le temps ne passe
Qu’à peine à mesure et au fur
On dirait que rien n’embarrasse
Un ciel consacré à l’azur
Car il nous songe en contrebas
D’un œil pensif qui ne rabat
Pas avant la nuit sa paupière
Œil qui nous distingue et confond
– Dont je rêve que sous lui fond
L’épaisseur vaine des visières.
(Dans le livre Le Souvenir
avant-coureur du recueil)
Comme c'est beau ! A lire à voix haute pour mieux en goûter la musique *****
RépondreSupprimerOh merci merci chère Colette. Poème-hommage à ma grand-tante Aimée, bien-aimante, bien-aimée. Sa maison avec patio dans la médina de Salé. Chaleureux voisinage. Jeux et rêveries. Enfance indélébile...
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