EN CALE, Encres de songerie

Ouvrages édités
 
                                     

Un chat, qu’attendre à vue ténue rapproche,

se coule ici et là, fondu dans sa demi-présence



Aux doigts du matin qui s’étire, il allume

sa fourrure grisée de lueurs d’avant-jour



La main en l’atteignant le perd, quand elle croit

trouver le vide se surprend

à longer, effleurer son charme qui s’esquive



– on ne sait où, peut-être au plus près

de la crainte obstinée, endurcie,
ancienne d’être seul sous le voussé du temps –,

son charme dissipateur de trop de certitude.


                         *                                   

Ne pas sortir, le temps de la maison
serre de sa main lente et les fenêtres,
la vue les évasera

Pensée aux bottes de sept cieux, voyageuse
erratique estompant les avions

Une rafale parfois secoue
la porte d’entrée,
érafle le désir
de rejoindre les arbres
chaloupant de la cime,
sol jonché de brindilles
dans le parfum restant de fleurs tenues
à la fidélité des tiges,

désir de se lever quand le moment se bande,

d’aller
sur deux jambes en A sans la barre, élastiques.



Ces poèmes d’Encres de songerie, ainsi que Ce lit embarque assez de nuit... (dans ce blog, le 12-9-18), ont été publiés dans la revue La Cause Littéraire le 28 janvier 2019.
                               http://www.lacauselitteraire.fr/trois-autres-poemes-d-encres-de-songerie-editions-unicite-2018-par-clement-g-second




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