DE MIPAGE
Surpris sous un regard dans un creux de mipage
Deux points gris oscillaient du déni à
l’aveu
Avérés faux jumeaux divergeant par leurs
vœux
L’un de se rembrunir l’autre de désombrage
Pour ne pas renoncer en l’autre à son
image
L’un voulut l’assombrir par la magie d’un
feu
L’autre le laissait faire entendant que
son feu
Corps brûlé renverrait au trompeur son
dommage
Quand l’un leurrant-leurré crut l’autre à
sa merci
Et voulut l’attirer tout à soi dès ici
Il ne trouva jamais que le vide et les
lettres
D’un mot de bas de page écrit blanc sur gris-noir
Pour un regard de cendre en deuil de son
miroir :
– J’en sais assez de toi pour ne plus te
connaître. »
(Dans le livre Mires du recueil)
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