DÉLOVER LE FIL
Un silence assidu concavement parcourt
De sa basse invariée – sans
fin sans origine
Repérables – des fonds que notre main destine
À la démarcation des tâches de ce jour
Il suscite à son gré faisant qu’ils s’avoisinent
Les mots d’un sonnet neuf qui par la plume sour-
Dement lestent la feuille en pannes et détours
Et que lui seul non l’encre ou le blanc achemine
Si laissant de la nuit les moires le rêver
Le poète est en veille et veille à délover
De l'entrelacs un fil par son œil et oreille
Alors quoi qu’il écrive ici et aujourd’hui
Oublieux de plus beaux passages qui l’ont fui
Une joie le visite à nulle autre pareille.
(Du livre Æncrage du recueil)
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