Promenade d’un jour, pensée-regard en va-et-vient
en compagnie de pans et morceaux du réel
Déplacer la pause,
glisser le mouvement,
confirmer le vagabondage,
des murs maillés de lierre
aux rues arborescentes,
champs vagues aux sentes brouillées
et ce qui en reste sous les semelles
Le réseau de la ville respire,
témoin cette rumeur
affublant le silence
La solitude à claires-voies capte, élargit
des scènes fugaces aux lignes confirmées,
comme le pas hasarde son aire,
par avancées libres la justifie.
* *
*
Crépitant sous les pas,
épaisseurs par endroits ou loques de tapis
oubliées du balayage ou que le vent a poussées là
On dirait qu’avancer tisonne
Les branches ont mieux à faire
que de griffer l’absence de feuillage,
ayant paré de vertes antichambres
où sommeillent les bourgeons lovés
Leur apparence étique est une illusion d’arbres
La saison crucifie l’enveloppe
sans prise sur l’ardeur verte accumulée.
*
* *
Les chemins empruntés nous parcourent,
lançant leurs enjambées
au-devant de suites
encore insoupçonnées des nôtres
Ils nouent à nos chevilles,
en oripeaux enrubannés,
les tiraillements d’un domaine hors l’espace.
Promenade d’un
jour... a été publié par La Cause Littéraire,
avec
deux autres poèmes du même recueil, le 12 sept 2018
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