Ouvrages en cours
Les diamants
engourdis dont le jour se souvient
étaient sursis de braise appointée sous la cendre
en deçà des regards consumés de rencontres
que le sommeil n’a jamais su qu’inassouvir
Si parfois des oiseaux ayant vent de lisières
de feu nomadisant vers les replats du ciel
y tracent des bonheurs sans jamais de légende,
une part indocile aux semblants
s’en éloigne
sur des sentiers rouleurs de silex et de nombres,
le désir pour monture affamée de
lointains,
le dos tourné aux pans de phrases sporadiques
figés dans la splendeur captieuse des matins.
*
* *
L’insu dont il
s’est dit qu’on brûlait de le voir
s’avouer luit encore et sa mince étincelle
se reprend à la nuit, les cils fardés de cendre
Passé l’imagerie, les dédales des rêves,
on a le sens, l’allure aimantés par la faim
traversière obstinée des grands pour
des longs contre
Tombent de soi chemin faisant de beaux dilemmes,
crève-encre de toujours sans plus de solution
L’intelligence avec l’ami tâtonne et ose
entrer à demi-signe en différent pays
Celle avec l’autre en reste à de trop devinables
clignements dont il faut aviser les musards.
* *
*
Un wanderer
sans but en reçoit au passage
d’inattendus coureurs lumineux des sous-bois
qui frôlent de leur souple et puissant voisinage
son allure équivoque et ses pannes de joie
À mieux les voir dans l’embrasure des feuillages,
s’il veut leur emboîter le pas de son gris-noir
la forêt peut le perdre en ces obscurs parages,
le démultipliant sans besoin de miroirs
Mais qu’il mette sa main dans la main d’un de ces
éclaireurs et se laisse orienter
de surcroît,
cheminer avec eux de la sève à la
sève
imprime à sa foulée longue un nouvel aloi.
De même que
murmure un présent malhabile,
se dérobe alentour et au cœur le tracé
de ce que l’on ne peut rédiger sans désir
et qu’un ardent désir oblitère à moitié
De course lasse et non excepté de
détours,
qui déniera jamais de ses flux les étages
ni cette source à vif en lui
filigranée ?
Lorsqu’un songeur accède à lire entre des neiges
non foulées de sa main, s’il n’a pas fait demande
de posséder le blanc qui cède sous son encre
aucun éclat de rire ouvrant l’obscurité
n’égalera la joie rétive qui le scande.
(1er et 4e in La
Cause Littéraire le 12-10-15, partiellement remaniés depuis)
http://www.lacauselitteraire.fr/trois-poemes-du-montreur-d-ombres-partie-bornands-par-clement-g-second
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire