EN CALE, Mélaniques (Mires)


Ouvrages en attente d’édition


                         

SUR UN DOS QUE L’ON TOURNE
        
Somniaque à la merci des récifs creux du sable
Et la tête à son fond de souvenirs spongieux
Si le cœur de côté se croit inabordable
Un coup de mer le prend sans le temps d’un adieu

On s’était disposé sous des vents contagieux
D’ampleur    et la paupière ancrée sur ce probable
Pesait de plomb  qui n’embarqua au bord studieux
Qu’un lit de longs remous dissipateurs de tables

Ce n’est pas qu’un dormeur consente à ces courants
Aguerris dont le sel aiguise en s’égarant
La lame improvisée qui sur lui va forcir

Se surprend seulement poissonneux de regrets
Un aveugle au réveil confessant les secrets
Du plus clair de sa nuit passé à l’obscurcir.




(Dans le livre Mires du recueil) 






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