EN CALE, Mélaniques (Mires)


Ouvrages en attente d’édition


                                     

SILENCE AUX CHIENS TARDIFS



Des aboiements perdus font se creuser l’espace

À l’accoudoir duquel on s’attarde à rêver

Un présent redevable au soleil délové

Dans les plis  du regard guéri de ses impasses


L’attente et l’attention lèvent le sénevé
D’un émerveillement très lent dont rien ne lasse
Dedans soi hors de soi pas ailleurs que se fasse
La volonté d’un lieu  – ici non esquivé

Que se taisent les mots et que dans le silence
S’effaçant peu à peu ils soient plus que jamais
Quelques battants sans plus ouverts sur l’opulence

Et que la nuit patiente amène désormais
Les revenus de loin les déçus de leurs voies
D’une inflexion du bleu de son encre à la joie.



(Dans le livre Mires du recueil) 





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