EN CALE, Porteur Silence


Ouvrages édités

                                 

Se demander quand leur fouet éraflera la cible

À foison de foulées scandés, les chemins
serpentins, en prenant leurs heures nous parcourent
dans un pétillement un peu acide

Ils continuent derrière la porte refermée,
d’un côté à l’autre se murmurent,

élancements de fil à même le délai.

                             *

De la poussière dirait-on, c’est comme si
 – après la marche,
une fois dissous le sillage d’un qui va
de ses moyens du bord près du débord de soi –

l’air et son grain mêlés retombaient s’ajustant,
descente balancée,
latéral répandu que le nez la peau captent
avant superposition,

mais avec un effet même doux de ressac,
le timonier flottant
sur un moment pas assez immobile.

                             *

Entre deux cris tard empêchés
un autre aussi muet,
interminable tourne
à la cambrure constellée,
soulèvement rutilant de la nuit

Les trois vont gravissant un ciel armé
de vieux refus de les émettre,

de leur donner fibre de verbe
avec le sang qu’il faut pour s’en faire d’encre.
      




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