Ouvrages en attente
d’édition
AMERICANADA
Poésie
(1989-2005)
Un séjour amoureux au Québec à la
fin des années 80.
Un carnet que j’en ai rapporté
(quatorze sonnets et sept "petits signes").
Il a dormi longtemps dans un
tiroir, visité de retouches occasionnelles.
Je l’ai proposé dans les années
2000 à des revues québécoises, sans réponse.
Patient, je suis en train de
renouveler l’opération. On verra bien.
Aucun de ces poèmes n’a été publié en revue à
cejour.
Trois poèmes
II
Découvrir – désormais que la mer est autour
De ce
vaisseau fonceur à la quille apparente –
Pourquoi s'est répété à bouche murmurante
"L'Amérique est au bout de la mer de l'amour"
Regarder tout en bas un océan si lourd
Qu'il
va se déroulant comme une coulée d'encre
Les
paquebots poussifs ont des regrets qu’ils ancrent
Dans
l'à-pic sans fin fond du ciel au libre cours
En
plissant bien les yeux quand le soleil fusionne
Le
métal de l'avion et l'azur qui foisonne
Distinguer vers sa courbe extrême et lien à lien
Un
espace à gagner que l'attente inaugure
Avec
des forêts-lacs flottantes pour fourrure
Le
territoire sidéral du Chiffre indien
IV
Véhicule
hasardeux s'il en fut, caravelle
Qui
traversait l'espace inconfortable pour
Atteindre – en sachant peu le parage et le jour –
Un
continent nouveau pour une vie plus belle
Terre à
surexaucer l'envol trouble, et bien telle
Immense
et verte et vide avec des hivers gourds
Que de
l'embarquement jusqu'au bout de l'amour
Nul n'y
perdit jamais la mémoire des ailes
Ailes de
haute mer au bleu calme et pensif
Et des
portants glissés depuis les excelcis
Sous
celles – quels que soient le cap et l'origine –
Du
vaisseau corps et biens au péril du long temps
Ailes
des inconnus et des chers, des partants
Avant
nous pour l'ailleurs d'une âme colombine
_-_-_-_-_-
1
L'oubli perdu ...
Un oiseau tenaillé se grise de
hauts ciels,
qui
se remembre à
cette audace
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