MINUSCULE
MATIN
Fin
de la nuit S’étrangle un coq de douleur haute
Sur
fond de ville anticipant les matins sans
La
prière exaucée l’avenir vagissant
Le
feu de quel soleil absent brûlant des fautes
Il y
a dans les airs des suspens et des sautes
Ausculter
les lointains les rend plus menaçants
Si
voilée soit l’ issue le cours secret du sang
Touche
à quel horizon soustrait aux verbonautes
–
Quel oiseau demeuré sans espoir ni pareil
Montera
traversant les replis de l’éveil
Pour
que débouche au ciel sa patiente envergure ? »
Reprend
par devers soi l’à peine diagonal
Entre
gésir et croître avancer le fanal
Vers
le nœud des sanglots du coq en déchirure.
(Dans le livre Oiseaux du
recueil)
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