Ouvrages édités
CE QU'AVOUE LA LISSEUR DES CHOSES ?
suivi de
REPRISE
2016
Trois poèmes
Assis,
la table à contre-nuit
sous le clavier navigateur de matité
Les mots déjà tapés, en silence interrogent
la non-clarté reconnue chaque fois
— C’est ton ressort intime qui les bat
comme des cartes avant le jeu, mais un jeu grave,
au rythme du désir agacé de possibles,
percé d’un peu d’intuition sporadique
que tu perdrais si tu la disais à grandir.
BORDS
La paume
droite a palpé sous l’enfui
ce que
l’enfui dissimulait pour qu’on l’atteigne
après avoir
déharnaché des jours
On se tient
sur le point d’espaces et d’alois,
de fonds
inemployés qu’une sorte de houle
en
va-et-vient assidu membrane
La monture
au licol de lignes, c’est bien soi,
que la main fait virer en vue d’autres gagnages.
SURPLOMBRE
La voix
défroisse un grain incorporé aux jours,
son même
pas rugueux, traîne repliée
après quel
mariage inconnu ?
Guet
inutile, on sent que travaille,
en
dessous, de la pâte à signes,
plus bas un
non encore identifié
"Assis, la table à contre-nuit" C'est beau !
RépondreSupprimerIl arrive même qu'en interrogeant la non-clarté, le jour finisse par poindre.
"La voix défroisse un grain incorporé aux jours" Très beau !
Sur ce dernier poème, j'ai tendance à penser que les mots essaiment leurs secrets et ouvrent la "voix"...
... Un poème ne s'accomplit que sous d'autres regards que celui de son seul auteur... La preuve, sous le tien !
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