EN CALE, Ce qu'avoue la lisseur des choses ? suivi de Reprise


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CE QU'AVOUE LA LISSEUR DES CHOSES ?
                               suivi de
                             REPRISE
                               2016

 Trois poèmes
       
        
Assis, la table à contre-nuit
sous le clavier navigateur de  matité 

Les mots déjà tapés, en silence interrogent
la non-clarté reconnue chaque fois

—  C’est ton ressort intime qui les bat
comme des cartes avant le jeu, mais un jeu grave,
au rythme du désir agacé de possibles,
percé d’un peu d’intuition sporadique
que tu perdrais si tu la disais à grandir.


        
        
BORDS

La paume droite a palpé sous l’enfui
ce que l’enfui dissimulait pour qu’on l’atteigne
après avoir déharnaché des jours

On se tient sur le point d’espaces et d’alois,
de fonds inemployés qu’une sorte de  houle
en va-et-vient assidu membrane

La monture au licol de lignes, c’est bien soi,
que la main fait virer en vue d’autres gagnages.



SURPLOMBRE

La voix défroisse un grain incorporé aux jours,
son même pas rugueux, traîne repliée
après quel mariage inconnu ?

Guet inutile, on sent que travaille,
en dessous,  de la pâte à signes,
plus bas un non  encore identifié

                        immobile étiré plan sur plan mutique.
 

                        

2 commentaires:

  1. "Assis, la table à contre-nuit" C'est beau !
    Il arrive même qu'en interrogeant la non-clarté, le jour finisse par poindre.

    "La voix défroisse un grain incorporé aux jours" Très beau !
    Sur ce dernier poème, j'ai tendance à penser que les mots essaiment leurs secrets et ouvrent la "voix"...

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  2. ... Un poème ne s'accomplit que sous d'autres regards que celui de son seul auteur... La preuve, sous le tien !

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